Date de publication : 1 février 2019 J'aime ( 0 ) Je n'aime pas ( 0 ) Vus : 118
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Mercredi 30 janvier, le maire Philippe Saurel conviait la population au Grand Débat National initié par l'Elysée. Environ cinq cents personnes y assistaient.

 

«Nous devons prendre part à la discussion nationale. Nous avons l'habitude des réunions publiques puisque nous concertons sur tous les projets municipaux. Montpellier ne pouvait pas être en dehors de ce débat national ». Ainsi s'exprimait Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. C'est lui qui a convié les citoyens à venir échanger à l'Hôtel de Ville. Quatre thématiques étaient retenues :

  • La transition écologique
  • La fiscalité et les dépenses publiques
  • La démocratie et la citoyenneté
  • L'organisation de l'Etat et les services publics
 

Mais bien vite, en fait, dès l'ouverture du débat, cela tourne à l'exutoire. Joutes verbales entre les intervenants se ponctuant par des applaudissements ou des « Houuu !!!» .

Kevin, un "humain de Montpellier" prend en premier la parole : « Les Gilets Jaunes voulaient la démocratie, la justice sociale et des politiques qui rendent la vie quotidienne plus simple. A la place, depuis le 15 janvier, ils ont droit à un grand débat national à base de réunions fleuves d'Emmanuel Macron... ». Le ton est donné. Il gardera le micro longtemps, au point de se faire invectiver. Un autre Gilet Jaune prend ensuite la parole et s'adresse directement à Philippe Saurel. Il réclame une salle pour organiser ses rassemblements « qu'on puisse se concerter dans de vrais débats... ». Certains Montpelliérains sont venus par curiosité ou sans grande conviction : « Moi ce que j'attends ? Rien, nous dit un participant. C'est une fumisterie pour faire croire aux gens qu'on va changer les choses. Alors qu'au final tout est déjà verrouillé. Les débats, on les a déjà sur les ronds-points depuis deux mois ». D'autres, au contraire, attendent des propositions concrètes de ce Grand Débat National : « Moi j'attends qu'il y ait une augmentation des salaires, avance un jeune homme, une augmentation des minimas sociaux, des retraites » .Une Montpelliéraine souhaite plus de sécurité dans Montpellier (NDLR : son fils de quatorze ans a été agressé début janvier par quatre jeunes). Quelques propositions émergent tout de même du débat. Pour Samuel, agriculteur, le sujet de fond n'est pas abordé : le pouvoir d'achat des classes moyennes. Tonnerre d'applaudissements. « C'est le fond du problème. C'est bien évidemment ça qui a poussé les classes populaires dans la rue» . Une participante dénonce les conditions difficiles dans les hôpitaux. Par exemple, la tarification à l'activité. « Les infirmiers en milieu hospitalier, les internes... On n'en parle pas assez, croyez moi... » Applaudissements nourris. « Ça fait trois ou quatre infirmières qu'il faudrait embaucher » poursuit-elle. Approbation de la foule. Fermez le ban. Après quatre heures de débat bien animées.

JEAN-FABRICE TIOUCAGNA

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