Date de publication : 9 janvier 2015 J'aime ( 3 ) Je n'aime pas ( 0 ) Vus : 697
Description :

Dans le cadre de la Rénovation urbaine, La Tour H, au Petit Bard, a été démolie le lundi 14 avril 2014. Avec la destruction de ce bâtiment vieux de 50 ans, c'est une page de l'histoire du quartier qui se tourne.


Historique

Le Petit Bard a vu le jour dans les années 60 avec la construction, de 1961 à 1964 de 847 logements sur un terrain agricole. Cet ensemble comptait 2 copropriétés : « le Petit Bard » qui regroupe 812 logements et la Résidence Guillaume Apollinaire comprenant 35 logements. En 2004, la Ville de Montpellier décide d’engager un vaste projet de rénovation urbaine visant à restructurer et rénover le quartier

En juillet 1960 est accordé à la Société Civile Immobilière « le Petit Bard » un permis de construire pour la construction d’un ensemble de 848 logements sur un ancien terrain agricole.

Occupée principalement à partir de 1962 par les rapatriés d’Algérie, la copropriété connut à partir des années 1980 une dégradation tant du bâti que des espaces extérieurs.

Devant la dette croissante de la copropriété et les incidents répétés (incendie,…), la Ville de Montpellier et l’Etat décidèrent en 2004 d’une intervention sur le quartier.

Intégré au processus de rénovation, un Plan de sauvegarde de la copropriété le Petit Bard et une Opération Programmée de l’Amélioration de l’Habitat sur la copropriété Guillaume Apollinaire ont été mis en place en 2007 pour permettre la réhabilitation des immeubles qui ne seront pas déconstruits.

La copropriété « le Petit Bard » était l’une des plus importantes copropriétés privées de France jusqu’à cette date, où elle fut scindée en 9 copropriétés.

 

Projet de rénovation urbaine

Un projet qui s’inscrit dans la durée pour le mieux vivre ensemble de tous les Montpelliérains.

Depuis de nombreuses années, la Ville est présente dans tous les quartiers par un investissement important sur les équipements scolaires, les équipements de proximité, les équipements culturels et les équipements sportifs. Cela permet de créer un maillage complet d’équipements et de services publics support de la qualité de vie dans tous les quartiers. Le développement d’un réseau de transports en communs en sites propres et de pistes cyclables facilite et conforte les déplacements notamment les trajets domicile travail.
Sur les quartiers qui cumulent les difficultés : habitat dégradé, taux de chômage important, échec scolaire, ….. c’est un investissement particulièrement volontariste qui a été engagé il y a plus de trente ans. L’intervention de la Ville s’inscrit bien au-delà des dispositifs contractuels spécifiques de l’Etat.
En 2005, afin de poursuivre la restructuration, dans un objectif de développement durable, des quartiers classés en zone urbaine sensible ou en territoire Grand Projet de Ville (GPV), la Ville de Montpellier a élaboré en partenariat avec l’Etat, les Collectivités locales et la caisse des dépôts et consignations, un projet de rénovation urbaine.
Le projet de rénovation urbaine s’inscrit dans des dynamiques plus larges formalisées au travers des documents de planification et de programmation intercommunaux.
L’inscription dans le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de l’agglomération de Montpellier se vérifie tant sur ses valeurs : environnementale, sociale et économique que sur ses fondements : le réinvestissement urbain, consistant à construire ou reconstruire sur les espaces urbains existants, soutenant la volonté d’intensifier et hiérarchiser les développements urbains.
Le projet de rénovation urbaine est également conforme aux orientations du Programme Local de l’Habitat (PLH) énonçant la politique de l’habitat de l’agglomération de Montpellier. Le PLH prévoit, en effet, la mobilisation et la valorisation du parc existant. Il précise que l’intervention sur le parc existant constitue un enjeu majeur, notamment de par son rôle pour le logement des plus modestes. A ce titre, les actions qui sont d’ores et déjà engagées sur les quartiers et les patrimoines les plus sensibles afin de les « maintenir dans la ville » seront poursuivies. Ces actions concernent aussi bien le parc privé que le parc public.
Le projet de rénovation urbaine de Montpellier se décline sur trois quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville : la Mosson (Hauts de Massane, la Paillade), le Centre (Gély Figuerolles, Gambetta, Nord Ecusson) et les Cévennes (Petit Bard – Pergola). C’est 21% de la population de Montpellier qui est directement concernée par la mise en œuvre du projet


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