Mouss Benia nous présente « Panne de sens »

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L’auteur, interrogé par Inès, notre Reporter Citoyen Numérique, parle de « Panne de sens » son roman autobiographique.

Jilali est un jeune français de quinze ans d’origine algérienne. Il vit au milieu des tours, dans sa ville de Carrières sous Poissy. Un jour, il part en vacances en Vendée. A la fin du séjour, il n’a plus un sou mais veut prolonger son aventure. Et puis, c’est le dérapage. De retour à la maison, la sanction tombe. Le garçon est envoyé en Algérie par son père. Celui-ci est confié à son oncle à Oran. Il va découvrir là-bas, un pays qu’il ne connaît pas. « Ce pays qui n’est pas le sien »  confie l’auteur. Pourtant, Jilali va y trouver des réponses aux questions qu’il se pose sur son identité.

Ce Jilali, c’est bien Mouss Bénia. « Panne de sens » c’est son histoire. Même s’il avoue, avec un sourire au coin des lèvres,  avoir enjolivé le récit. « Là-bas, on m’appelait « l’immigré » » raconte Mouss. « En Algérie, je me suis bien intégré ». Il a même côtoyé  « un monde de bourgeois » auquel il n’avait pas accès en France. L’écrivain a toujours cultivé sa double culture française et algérienne. Il la vit comme une richesse. Plus jeune, sa « différence » était marquée. « En France, on n’était pas vraiment français. En Algérie, on était des immigrés ».

En somme, ni français ni algérien. « J’ai l’impression que notre destin c’est d’être entre les deux » conclut-il.

JEAN-FABRICE TIOUCAGNA

 

 

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